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Au revoir Père McCullen (l’homélie du Supérieur Général)

Dublin, Irlande, 29 décembre 2015.

 

Le père Gregory Gay, Supérieur Général de la Congrégation de la Mission a présidé l’eucharistie des obsèques du père McCullen, qui a été supérieur général de 1980 à 1992. Cette célébration s’est faite en présence de membres de la Province d’Irlande, de Filles de la Charité et de membres des diverses branches de a Famille Vincentienne, ainsi que de prêtres, religieuses d’autres communautés et de laïcs.

Le père Grégory a dit que le P McCullen lui-même avait manifesté le désir, quelques mois avant sa mort, son désir que le père Général préside ses funérailles et que durant la célébration l’évangile de Luc 18, 9-14, qui fait référence au pharisien et au publicain dans le Temple.

Au début de l’homélie, le père Général a mentionné ce désir du père McCullen et il a dit que la Bible qui serait utilisé durant la célébration serait celle qui était dans le lieu où le père lisait. Il mettait ainsi en valeur le fait que la traduction de la Bible était une version contemporaine et populaire.

« lorsque j’ai préparé l’homélie, je reconnais m’être mis à penser de ma position comme Supérieur Général, essayant de comprendre la motivation qu’a eu le père McCullen en choisissant cet évangile ». Il a continué en disant « qu’en tant que Supérieur Général je me rends compte que les gens ont tendance à nous mettre au-dessus de tous ; parfois je me sens honoré et applaudi pour les belles choses, mais je suis fondamentalement conscient de mes propres limites. Certainement, le père McCullen a dû souvent ressentir les mêmes choses ; je pense même que parfois bien plus, car il était considéré comme un saint, comme le fut saint Vincent, qui se considérait comme le pire des pécheurs. Il avait donc recours aux mêmes paroles que saint Vincent de Paul qui nous disait, d’avoir si peu confiance en lui-même, mais déposer toute sa confiance en Dieu ».

Par la suite le père Gregory a fait un commentaire sur la place que le père McCullen avait pour lui. Il a dit alors « je dois dire qu’il était un chevalier de la vérité ainsi qu’en même temps, un étudiant assidu de la spiritualité vincentienne et de la Parole de Dieu si évident était son amour de saint Vincent de Paul. Il aimait citer familièrement ses paroles, les évènements de sa vie et ses pensées pour donner un conseil aux personnes afin de les orienter par pensée. Pour ce qui est de la Parole de Dieu, je peux dire qu’il fut un amoureux de Jésus-Christ, qui a été le principal partenaire de sa vie. Pour le père McCullen, Jésus-Christ était le bien-aimé de Dieu ».

Dans un troisième temps, le père Général a fait mémoire du père Richard McCullen comme d’un « grand missionnaire » et il a fait ressortir deux aspects que sa vie a manifesté : « la douceur et talent de direction ». Il l’a ainsi évoqué : « Missionnaire, doux et chef ». Riche de ces vertus, il en eut d’autres qui ont emplie sa vie missionnaire que le père général a souhaité souligner : « dans sa vie se sont manifestées d’autres vertus la simplicité et l’humilité ». le père général a aussi dit aux présents que le père McCullen avait sur son bureau le livre « la sagesse des fondateurs » de Sœur Margareth Barret, Fille de la Charité, dans lequel était encarté une phrase de St Vincent qui a retenu son attention qu’il a aussi partagé dans son homélie il s’agissait d’une parole de Saint Vincent aux confrères : « les personnes doivent rencontrer en eux (les confrères) et dans leurs maisons, un bel accueil, un cœur ouvert et une simplicité captivante ». « C’est ce que Saint Vincent nous a appelé à manifester par nos vies. Le père McCullen a été réellement témoin de cette simplicité dans sa vie ; que ce soit avec les Filles de la Charité, avec les séminaristes et le prêtres qui l’ont rencontré lors de ses différentes visites de par le monde comme Supérieur Général, ou aux membres de la Congrégation de la Mission auxquels il manifestait toujours son affection », a continué le père Général.

Il a été bouleversant lorsque le père Général a dit que le père McCullen avait incarné les paroles que saint Vincent avait adressé au père Portail : «souvenez-vous, Père, que nous vivons en Jésus-Christ par la mort de Jésus-Christ, maintenant qu’il nous faut mourir en Jésus-Christ par la vie de Jésus-Christ, et que pour mourir comme Jésus-Christ, il faut vivre comme Jésus-Christ ». (I,320).

Avant de terminer, le père Général a voulu se souvenir d’une phrase qui pour lui a été la meilleure expression de l’amour que le Père McCullen a manifesté pour les Constitutions de la Congrégation et ses missionnaires, qu’il a lui-même publiées en 1884 : « Dans l’amour de Notre Seigneur Jésus-Christ et de sa Mère Immaculée, je reste de tout cœur, je demeure affectueusement votre frère»

Finalement, le père Général a montré qu’en prononçant ces paroles, il ne souhaitait pas seulement rendre un hommage au père McCullen, mais qu’il voulait en même temps nous inviter à découvrir comment sa vie peut nous inviter à nous aimer plus profondément et à aimer Saint Vincent, pour vivre pleinement notre vocation vincentienne, membres de la Congrégation de la Mission, Filles de la charité, ou membres des branches de la Famille Vincentienne.

Il a insisté, sur le fait que le père McCullen par a vie d’amour nous invite à aimer Jésus-Christ plus profondément dans notre vie, en offrant nos vies avec le même amour dont il a vécu sa vie.

 

 

 

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