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OSE LA TENDRESSE: 24-25 janvier 400 ans avec Mr Vincent

A 8h du matin, ce 24 janvier 2017, plus d’une quarantaine de pères lazaristes étaient dans le chœur de le chapelle du 95 pour ouvrir la journée de formation qui marquait l’ouverture du l’année jubilaire vincentienne. Mémoire de St François de Sales, le père PONSARD, Supérieur de la Maison-Mère, nous rappelait que ce grand ami de Vincent, comme lui avait l’intime conviction que toute action avait sa naissance et son terme en Dieu, nous invitant à ne jamais l’oublier dans cet anniversaire pour que l’amour et le service des pauvres retrouve sa place dans le cœur de Dieu.

A neuf heures c’est une centaines sœurs, pères conférenciers et équipières qui entreprenaient l’aventure en se mettant à l’écoute de la mission et de la charité telles qu’aujourd’hui elles sont vécues. Un conférencier de la Société de St Vincent de Paul nous a conté comment des accueillis de culture de l’ils ont souhaité instaurer un temps de partage de la Parole, plus spécialement la Bible. La richesse de leurs échanges leur a donné envie de jouer en scénettes leurs découvertes, les conduisant au désir d’un partage de ces découverte à la paroisse….chose qui les conduira à devenir les acteurs des journées nationales de la Société à Metz où se sont regroupées quelques 1200 personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis ce fut l’Equipe St Vincent de Marseille en service auprès des parents de l’établissement carcéral pour mineurs qui nous racontera comment ce service commencé dans a discrétion reconnu comme agent de paix dans les relations entre les administration et les parents. Ceci va conduire les dames à témoigner devant les jeunes de ce service qu’elles offrent à leurs parents et au personnel travaillant dans l’institution de la prison (éducation nationale, éducation spécialisé, monde carcéral) ce qui les a conduit à être invites aux formations du personnel pour devenir de réelles partenaires du programme.

Ce sera enfin la collectif pour les morts dans l’abandon, né il y a une vingtaine d’année d’un père lazariste, une Fille de la charité et une conférencière qui va progressivement établir un partenariat avec les instances publiques pour accompagner les funérailles, d’abord les sans-abris puis progressivement toutes les personnes seules et sans tissu social. Un petit noyau entouré de multiples associés qui un moment ou à un autre ont été en lien avec ces personnes isolées et aident à se séparer de ces plus pauvres de notre société dans la dignité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis vient le temps des missions paroissiales que Mr Vincent a mises en route : celles de trois semaines présentées par le P. NOVITSKI, occasion pour les croyants de retrouver leur dynamisme missionnaire que ce soit en découvrant la joie de faire du porte à porte ouvrant de nouveaux contacts, ou ayant pour objectif de plonger les communautés dans l’expérience de la réconciliation. Celles de neuf jours par le P. LUNOT missions aussi 3D visites, soir »es et sacrements vécues à l’aune de la spiritualité de la médaille Miraculeuse qui a intégré par des pétrés diocésains, de séminaristes dans l’équipe missionnaire. Est souligné l’importance des jeux scéniques comme outil de transmission de la foi intergénérationnel très apprécié : réel label vincentien. Des questions naitront pour faire connaitre ces initiatives, proposer des retraites de préparation et des exercices spirituels d’approfondissement. Est aussi suggéré d’offrir du matériel pour aider chacun à vivre la difficile expérience du pardon : véritable défi de tous.

Mgr de METZ-NOBLAT évêque de Langres, d’un diocèse rural où sont présents les missionnaires, va clore la matinée. Il souligne l’épuisement des réseaux ecclésiaux, une baisse des vocations et un clergé peu nombreux et vieillissant, tout en constatant une soif spirituelle, une augmentation du nombre des catéchumènes.. il mentionne l’avènement internet qui s’accompagne de la déconstruction des relations. Trois convictions l’animent : redire qui est Dieu, qui est Jésus et exprimer la tendresse de Dieu en parole et en acte. Il nous invite à garder l’originalité de notre charisme: évangélisation des campagnes, formation prêtres et soin des pauvres. Un charisme pertinent qu’il met en écho à sa devise « gardez confiance j’ai vaincu le monde »

C’est Mme GUILLAUME spécialiste en littérature et dernière biographe de st Vincent qui ouvre notre après-midi. Elle nous présente un homme passionné par son temps qui va savoir en extraire le suc et par ses amitiés et son sens de la prière, sa confiance en la Providence va mettre en route les personnes qui le sollicitent pour qu’ensemble ils répondent aux besoins qu’ils rencontrent. Elle montrera comment ce paysan landais ,n’hésitera pas à répondre aux missions les plus risquées, dans les lieux les plus inconfortables avec sa petite méthode de prédication qi fera alors des miracles et peut aujourd’hui aider à retrouver la force qu’il a insufflée à l’Eglise du XVIIème.

 Comme abondance de parole ne nuit pas lors des anniversaires c’est le P. FEUGANG, recteur de la rue du Bac qui attirera notre attention sur la culture contemporaine en attente de paroles qui donnent sens dans un monde qui leur propose des paroles sur le bien-être et le confort. Puis, c’est au tour du P. Alain de nous entrainer à Madagascar, il nous rapporte l’ouverture d’une maison de missions paroissiales et nous conte le bien produit par ces temps d’animation pour aider les communautés à naître.

Après une courte pause chacun est invité à méditer ce qu’il retient et poser quelques questions aux divers intervenants.

La journée se termine par une vidéo par laquelle les PP. GOGUEY et RAVOUX nous rejoignent le temps d’une séquence vidéo pour nous partager leur expérience missionnaire auprès des jeunes collégiens et lycéens. Ils soulignent l’enjeu de rencontrer tous les élèves d’un même établissement, en l’espace d’une semaine : leur offrir une occasion de réfléchir à leur place dans le monde comme quelqu’un qui a du prix, de se rappeler ou découvrir la présence de Dieu, et d’en parler, en groupe, avec un prêtre. Si la rencontre missionnaire se renouvelle d’une année sur l’autre, elle permet d’aborder d’autres questions que les jeunes portent, et de poursuivre cette expérience de l’échange de la parole qui peut devenir bonne. Ils terminent leur parole en nous invitant à réfléchir à croissance de cette équipe missionnaire.

C’est le P. MAUVAIS termine la journée, se fondant sur l’étude du P. RENOUARD postée sur Cmglobal, qui à quelques jours du jubilé nous rappelait que la première mission telle que St Vincent la découvre dans ses deux phases mission et charité a pris forme à Villepreux ; nous invitant à clore l’année jubilaire début 2018 en ce lieu.

 

Sur ce tous vont se reprendre des forces pour la journée à Folleville demain. A 8h ce 25 janvier, nous sommes nombreux dans le couloir qui mène à la chapelle de la rue du Bac. L’équipe de télévision de la SSVP du Brésil a installé caméra et approche la tablette de la porte de la Chapelle ou le cœur de St Vincent s’apprête à commencer un périple à travers la France. A 8h15,c’est la Sœur APPLER, Supérieure Générale des Filles de la charité qui accompagne sa sortie de la chapelle de cette précieuse relique portée par les séminaristes. Nombre d’entre les présents sont émus de voir ainsi ce cœur qui a porté la tendresse partir pour rejoindre ce lieu où il a commencé à déverser la miséricorde sur l’Eglise.

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’arrivée des deux bus et quelques voitures dans l’église de la première prédication de la mission un certain 25 janvier. Le P. KOCH, historien passionné de Mr Vincent va nous rappeler la place de Folleville, haut lieu du cœur de l’Europe dont témoigne les multiples occupations (germains, vandales, huns et normands) avant de devenir résidence d’une seigneurie dont va hériter la marquise Marguerite de Silly. Une femme suffisamment riche pour devenir un parait intéressant pour Mr de Gondi, général des galères. C’est le cardinal de Bérulle dont Vincent était proche qui va le pressentir pour devenir précepteur dans cette riche famille de France. N’allons pas croire qu’il était un homme de la noblesse, il ne faisait qu’être un des multiples employé de la famille un des plus de quarante dont les testaments font percevoir a richesse de la famille. C’est sa confiance en la providence et sa réponse aux besoins qui vont le mettre sur la voie de la sainteté. Une sainteté de service des plus fragiles.

Tous se retrouvent dans la salle municipale pour un repas dans une ambiance familiale, aussi chaude que le froid piquant à l’extérieur.

 

 

 

 

 

 

14h30 Un jeune venu rejoindre cette journée et un homme du village décollent du sol en sonnant les cloches à la volée pour ouvrir la célébration de l’eucharistie. Le Père MAUVAIS, Visiteur de la Province de France qui fête sa première année d’existence va se voir invitée à l’action de grâce et l’intensification de la collaboration entre tous retrouver à la tâche à laquelle Mr Vincent nous a appelé. Il nous a invité à ne pas être blasés mais rester blessé par les vivants en souffrance. Il nous demande de vibrer d’enthousiasme pour faire le bien. Mettons-nous en route avec Dieu, n’oubliant jamais que ce sont les pauvres qui vont nous engendrer à cette vie divine. Avançons avec audace !

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la photo de groupe prise dans le chœur. Tous repartent le cœur empli de force, tous prêt à oser la tendresse que St Vincent a répandu et que ses disciples nous ont fait goûter jusqu’à ce jour.

Bernard Massarini c.m.

 

La relique du cœur de st Vincent arrive à Folleville

http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/folleville-accueille-coeur-saint-vincent-paul-1183185.html

Le journal Picard parle du retour du cœur de St Vincent au pays

http://www.courrier-picard.fr/region/le-coeur-de-vincent-de-paul-sera-de-retour-ce-mercredi-a-jna168b0n923815 (pour les abonnés) ou ici pour les autres

la télé de la SSVP-Brésil filme les moments forts de l’ouverture

https://www.facebook.com/ozanamtv/?fref=ts#

 

 

One Response to OSE LA TENDRESSE: 24-25 janvier 400 ans avec Mr Vincent

  1. P. Charles Ksas 29 janvier, 2017 a 6:02 #

    J’aime bien recevoir tout ce qui peut aider à vivre les fruits de cet évènement, étant moi-même aumônier et catéchète dans le collège Dar En-Nour, Liban-Nord, des Filles de la Charité.