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le P. Zeracristos -Assistant Général- visite la Province de Hongrie

Introduction

 

Je voudrai partager avec vous mon espérance de la visite en Hongrie (en février dernier): une petite province mais grande par son histoire. C’est la première fois que j’ai visité une province d’Europe de l’est, un monde méconnu. Je dois dire que, grâce à l’accueil chaleureux et fraternel de mes confrères, je me suis très bien senti. Durant mon court séjour dans ce pays j’ai compris la fascinante histoire du peuple hongrois. C’est pour cela que j’écris cette brève note pour Nuntia.je profite naturellement pour remercier tous les confrères de la province pour leur accueil fraternel et un dialogue sincère je remercie de façon spéciale le Visiteur, le P. Viktor KUNAY, de m’avoir fait sentir dans ma maison avec mes frères et mes confrères.

La Hongrie: une histoire fascinante d’un peuple d’aventure!

Les origines des hongrois est incertaine et il semble que es historiens en ont beaucoup débattu, selon les reconstructions tardive ils seraient arrivés au centre de l’Europe vers la fin du premier millénaire (aux alentours de 895 ap. JC). Peu importe d’où ils soient venus, les anglais, spécialement au Xème siècle ils se sont ensuite fait respecter et ont tenu en Europe parce qu’ils faisaient de multiples razzias en Europe centrale, jusqu’en Italie du nord. Ils avaient la réputation d’être dominateurs, difficiles et orgueilleux. Mais ils étaient intelligents parce qu’ils n’étaient pas surs de gagner la Guerre et n’étant as chez eux, ils pensaient à faire d’ambitieuses alliances comme cela s’est fait avec l’Autriche au début du XIXème siècles. C’est cet esprit qui les conduira à ce compromis, à cette époque, et pas seulement, à un accord surprenant et inespéré. C’était le 30 juin 1867. L’accord austro-hongrois, qui durant cinquante ans, prévoyait un unique empire sous l’autorité d’un roi en maintenant deux capitales, Budapest et Vienne, avec deux parlements respectifs et des premiers ministres aux pleins pouvoir en interne. La politique extérieure, la défense, la construction de l’armée et leurs meilleures usines étaient unies. Je ne sais comment ils ont dépassé tous les problèmes pratiques concrets. En fait, en Europe ils ont été un puissant empire qui effaçait tous les royaumes environnants. Au niveau politique et économique il était compétitif et ambitieux. Ce sera la première guerre mondiale, en 1918, qui stoppera et fragmentera cet ambitieux projet Impérial Austro-Hongrois. Et malheureusement les vainqueurs de la première guerre mondiale feront chèrement payer surtout à la Hongrie. De fait, en 1920, par le Traité du Trianon (France), les puissances victorieuses de la première guerre mondiale imposeront à l’Angleterre un redécoupage territorial dans lequel le pays a perdu le tiers de sa superficie, donnés aux pays voisins (Roumanie, Slovaquie, Tchécoslovaquie…)

C’est cette histoire qui explique et justifie l’existence de nos jeunes confrères, hongrois et emplis de titres mais avec passeports et roumains, slovaques et d’autres nationalités. Il est étrange mais vrai qu’aucun des confrères, hormis le P. Termeczky Jeno, n’a le passeport hongrois, mais ceux qui le désire, m’ont dit qu’il est facile d’avoir la citoyenneté hongroise (pour les hongrois vivant hors des frontières de l’actuelle Hongrie.

 

LA PROVINCE DE HONRIE: PETITE MAIS JEUNE!

Les statistiques de cette province ne la placent pas parmi les provinces fortes, elle ne compte actuellement que 8 confrères. Mais à l’exception du P. Termeczky Jeno (95 ans), les autres missionnaires sont jeunes (entre 33et 48 ans). L’âge moyen des confrères actifs présents dans le pays est de 39,8 ans. Il faut donc reconnaitre la province de Hongrie comme la plus jeune d’Europe de la CM. Et il est certain que là où sont les jeunes l’avenir est assuré.

De par l’histoire, la province de Hongrie est fille spirituelle de la province d’Autriche. Et, avant l’occupation communiste, jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, la province avait entre les prêtres et les frères coadjuteurs, plus de 70 membres en treize maisons et communautés. C’était une province florissante qui comptait plus de 40 étudiants en philosophie et en théologie à Szob. Malheureusement le communisme a décapité ces beaux fruits réduisant notre réalité à ce qu’elle est aujourd’hui. Les œuvres traditionnelles étaient : les missions Populaires, la formation des jeunes surtout dans les écoles et collèges, la formation du clergé et des notre et celle des Filles de la Charité. En raison du nombre réduit de nos confrères et de la mentalité laïque du pays, la province se démène pour relancer les Missions Populaires, qui au début ont été sa mission principale. La formation des jeunes dans les écoles et les collèges reprennent non sans fatigues.

Après la chute du communisme en 1989, le gouvernement hongrois a commencé à restituer beaucoup de biens confisqué par les communistes (1990-1993). Malheureusement, cette restitution de propriétés, bien que moitié détruites et vides, reviennent très chers à remettre sur pied et la province, malgré tous les efforts du Visiteur, ne parvient pas à les remettre en état et en fonctionnement parce que nous avions de nombreuses propriétés à Piliscsaba, Zsob et Budapest. Nous sommes parvenus à reprendre la paroisse d’Oradea (hongroise dans la part roumaine) et la province investit pour rendre notre maison accueillante. En tout, nous avons près de neufs immeubles, tous très grands et la plus grande partie encore en nécessité d’un investissement en argent important si nous désirons tos les rendre utiles. Actuellement, malgré le petit nombre de personnel dans une petite province avec eu de ressources la province seule ne peut y faire face. Elle a besoin d’aide. Il est vrai l’actuel Visiteur, comme son prédécesseur, ont beaucoup fait pour rénover et transformer ces immeubles pour une meilleure utilisation et faire produire les placements , mais il y a besoin de continuer car cela n’est as encore suffisant. Pour que cette province décolle nous avons besoin de forces humaines et économiques. Il est clair que l’espérance et les perspectives sont là. Nous devons seulement nous soutenir l’aurore de cette province en lui donnant un coup de main. D’autant que l’ambiance générale de cette province est bon et compte de jeunes confrères prometteurs.

L’ AVENIR DE LA PROVINCE DE HONGRIE

C’est à Dieu qu’appartient l’avenir. Mais il est aussi vrai que « l’avenir appartient à ceux qui croient dans la beauté de leurs rêves ». en Hongrie nous avons un beau groupe de jeunes capables de rêver ensemble parce que « rêver » est la qualité des jeunes. Si nous rêvons ensemble, nos rêves se réaliseront » ( Tomaz Mavric, lors de la clôture de l’Assemblée Générale le 15-6-16). Nous savons tous que notre avenir dépend en grande partie de notre vision d’aujourd’hui parce que la vie ne peut être comprise que de l’intérieur et envisagée avec courage et espérance, donc orientée vers demain. Je dois dire que parmi les confrères de la province hongroise se rencontre une juste préoccupation pour leur devenir. Ils savent bien que leur futur proche se joue entièrement et s’ils sont principalement investis dans la pastorale des vocations, surtout en Transylvanie, à Oradea, où l’on trouve encore un peu de vocations. Naturellement mes souhaits les meilleurs se joignent aux votre !

Zeracristos Yosief, CM

Assistant Général

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