topmenu

Naples – Pèlerins pour la mission

Naples

Cette année nous célébrons le 400ème anniversaire de la naissance du charisme vincentien. Le 25 janvier, à Gannes-Folleville, appelé au lit d’un paysan mourant, Vincent a été touché par une confession bouleversante. C’est ainsi qu’il prit conscience de l’abandon spirituel des pauvres gens des champs et qu’il se consacra à l’évangélisation des pauvres. Le 20 août 1617, à Châtillon-les-Dombes, où il était curé, Vincent apprend qu’une famille luttait contre la mort abandonnée dans la misère, il ne se décide pas seulement à intervenir pour les aider, mais il approfondit sa compréhension de l’évangélisation des pauvres comme devant être accompagnée d’une action énergique et organisée contre la misère matérielle.

Pèlerins pour la mission est une initiative promue par les Missionnaires Vincentiens de la Maison de la Mission de Naples (Via vergini), qui, ayant trois reliques de Saint Vincent de Paul, offre à qui le souhaite, l’occasion de vénérer et prier. Cette initiative se déroule du 1er février 2017 au 25 janvier 2018.

Nous exposons à la vénération des fidèles une vitrine qui contient les reliques : une côte, le col de la soutane et une lettre originale écrite et signée par saint vincent adressée à Louise de Marillac en 1630. La lettre, conservée dans la Maison des Filles de la Charité de Somma Vesuviana (Naples), s’est perdue et a été retrouvée il y a 50 ans dans notre maison de la Mission de Vergini. Vincent invitait Louise à la lecture du livre de l’Amour de Dieu et lui rappelait que Dieu est amour et souhaite que l’on aille par amour (cf. Coste I, 86)

Chronique d’un temps fort

Naples, le 25 janvier 2017;

Dans l’église vanvitelliana de Vergini dans la Maison de la Mission, dans la ville de Naples, le 25 janvier, s’est ouverte cette année particulière du charisme vincentien, dans une communauté devenue “pôle de convergence » des réalités vincentiennes présentes dans le territoire. Après un court moment d’introduction et la bénédiction du Reliquaire, a commencée par la célébration présidée par Mgr Mons Depalma CM, évêque émérite de Nola, qui dans son homélie a fait ressortir comment depuis saint Paul la Grâce, la Miséricorde gagnent, parce que Dieu a déposé sa foi à un persécuteur convertissant Saul en Paul. Dans la rencontre avec le ressuscité, plus que la conversion, une rencontre qui change la vie, en esprit et dans le cœur, une rencontre qui convertit non en religieux, mais en humain, donnant le signal que tous soient capables de faire les gestes même du Christ. Comme le disiat Benoît XVI, le Christ se transmet par des hommes qui le rendent crédibles, visibles dans la plénitude de son humanité, parce que celui qui est humain créé l’humanité, et si aujourd’hui s’il n’y a pas d’humanité c’est que nous ne sommes pas capables d’être humain.

“L’année 2017 est pour nous vincentienne –continue Depalma- une année de salut, et notre jubilé est une occasion supplémentaire pour vivre ce salut. Nous avons besoin d’être déplacé pour ne pas perdre la saveur de la Grâce, de notre propre vocation, et pour réagir à la culture de la diversion et de la médiocrité. Une question trompeuse pourrait sous-tendre l’année jubilaire : que devons-nous faire ? Au contraire, nous devrions nous poser la vraie question : qui devons-nous être ? parce que c’est seulement d’une identité précise que surgit le sens de la mission.

Qui, des hommes préoccupés, toujours à l’œuvre qui se questionnent perpétuellement pour savoir comment il est possible que Dieu vienne dans notre histoire. Des hommes en réforme spirituelle, qui pensent à Dieu, parlent de Lui, qui se réchauffent le cœur à ses côtés. Des hommes qui veulent respirer Dieu comme on respire l’oxygène, qui sachent reconnaitre son passage à nos côtés. Le vrai vincentien n’a pas peur des difficultés et sait que chaque moment est le meilleur, que la Charité ne se répète pas, mais qui sait se faire inventif par la Charité, il se sent libre ; comme disent ses vœux, qui le veulent libre pour aimer.

Il est sûr que –terminait Mgr Benjamino –« le Dieu de Jésus-Christ est un Dieu malheureusement touché par les pauvres, le vincentien est toujours un homme de réseau, de communauté, non pour assister le pauvre, le laissant dans son oppression, mais pour le relever, pour qu’il devienne protagoniste de sa vie. 400 ans après, nous avons une longue histoire de sainteté à raconter, mais une plus grande histoire encore à construire, comme disciples de Vincent, disciples non copies mais créatifs et innovants »

Lors de la cloture de la célébration les mots de remerciement du Supérieur de la Communauté pour l’évêque et les concélébrant, ainsi que ceux qui ont participé en grand nombre, pour l’animation guidée par le chœur vincentien, dirigé par maitre Giovanni Varriale, le tout, s’achevant par un inoubliable moment de convivialité autour d’un gâteau spécial pour l’occasion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

No comments yet.

Laisser un commentaire