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Du 1er au 8 mai 2017, la COVIAM se retrouve à Mondou – TCHAD

 

 

 

 

 

 


L’origine de la plupart des Provinces, Vice-provinces, Régions et Missions de la COVIAM sont en Europe.il est donc compréhensible que la COVIAM fasse l’expérience linguistiques aussi complexe que la CEVIM. En fait, la COVIAM utilise quatre langues : français, anglais, espagnol et Portugais. Mais seuls l’anglais et le français sont des langues officielles.

La diversité linguistique constitue la différence la plus immédiate entre les membres de la COVIAM à laquelle il faut ajouter de multiples autres telles la diversité de mentalité, de style de vie, de pratique culturelles et même de systèmes de pensées. C’est pour cela que la COVIAM durant sa première décennie d’existence (1994-2004) a dû se battre pour parvenir à obtenir les consensus communs nécessaires pour se centrer sur des idées communes ou des projets communs. Il est évident que les différences culturelles et linguistiques représentaient un défi pour des principes de collaboration régionale. Cependant des années d’efforts persistants pour permettre aux membres de dépasser leurs défis rencontrés a permis d’embrasser une vision cohérente de la diversité culturelle qui loin de n’être vue que comme une crainte ou un défi ; a été lue comme une occasion d’ouverture d’un chemin pour débuter des programmes régionaux communs.

 

 

 

 

 

 

 

Qui eut pu croire que COVIAM pourrait avoir une mission internationale partagée ou un programme de formation commun ? La mission internationale du Tchad qui a commencé en 2011 et un programme de formation régional de formation Enugu qui a débuté en 2015 en sont les exemples éclatants de programmes communs initiés et administrés par la COVIAM. Il ne s’agit pas seulement d’un succès obtenu. C’est le résultat d’une planification et d’une organisation. La COVIAM doit être orientée pour accomplir ce pour quoi elle existe au-delà de tous ses défis. Il est maintenant temps d’avoir de grands rêves et de nobles efforts.

Un des plus grands obstacles pour réaliser leurs rêves est l’instabilité économique. Dans le passé COVIAM a été critiqué principalement en raison de l’absence d’organisation efficace, de plan stratégique, l’absence de prévoyance et de programmes communs innovants au bénéfice des confrères de la région. Si nous prenons le temps de nous arrêter sur ces critiques, nous réalisons qu’elles sont injustifiées. Vous pouvez avoir ses plan stratégiques innovants et bien articulés seulement si vous avez l’assurance de deux éléments fondamentaux : le personnel et les finances. Les membres de la COVIAM n’ont pour la plupart pas l’assurance des besoins économiques nécessaires pour faire un bon plan stratégique. Lorsque vous êtes laissés mains vides et pieds nus vous ne pouvez faire beaucoup pour réaliser vos rêves.

 

 

 

 

 

 

 

La réalité est qu’aucun des Provinces, Vice-Provinces, Régions et Missions membres sous la responsabilité de COVIAM n’est économiquement auto-suffisante. L’infrastructure, le style de vie, les moyens de transport, les coûts de la vie et les niveaux de confort dans les provinces est différent en fonction des possibilités financières de leurs provinces mères. Quelques provinces économiques économiquement dotées doivent être capables d’investir les millions de dollars pour créer des structures immenses. Naturellement, maintenant, pour maintenir les immenses structures doivent trouver des ressources financières importantes. L’aptitude à gérer des ressources intérieures à l’intérieur de la province est vue seulement dans une ou deux instances.

 

Un changement de perception de notre style de vie est certainement une nécessité de notre temps. Nous devons adopter un style de vie simple qui respecte la vie des africains avec qui nous vivons et travaillons. Les maisons dans lesquelles nous vivons, la nourriture que nous prenons, la façon de nous vêtir et les voitures que nous utilisons ; tout semble suggérer que nous sommes davantage repérés comme l’élite de la société plus que comme des gens ordinaires. Nous résidons dans des immeubles derniers cris de quatre étages nous penchant sur les maisons dans lesquelles vivent les gens ordinaires.

 

 

 

 

 

 

Ce ne fut certainement pas le style de vie adopté par les premiers missionnaires vincentiens en Afrique. St Justin de Jacobis (1839-1960). La maison dans laquelle il vivait, la nourriture qu’il prenait, les habits qu’il portait et même le lit dans lequel il dormait était identique à ceux qu’utilisaient les abyssiniens ordinaires. Les aisons de formation que nous avons et les églises qu’il fit construire était les mêmes que les maisons et églises abyssiniennes de son temps. St Justin est dans la mémoire et vivant les cœurs et les pensées des abyssiniens. Il était un vrai fils de Saint Vincent, un vrai missionnaire du Christ. Le vrai missionnaire n’a pas trouvé sa mission dans le pouvoir de l’argent, mais dans la foi vécue dans l’espérance, et une « espérance qui ne déçoit jamais » (Rom 5,65)

L’Afrique est un continent béni de nombreuses ressources naturelles, ses habitants sont cependant pour la plupart dans des situation de pauvreté. C’est un continent aux abondantes ressources naturelles qui n’ont que peu d’effet sur la qualité de vie de ses habitants ce qui semble étrange ; mais c’est la triste réalité du continent africain. La COVIAM reflète cette réalité. La plupart de nos communautés en Afrique sont bénies d’avoir de grandes zones fertiles de larges rivières qui parcourent nos pays. Nous n’avons toujours pas aujourd’hui appris comment gérer les sols et les terrains pour en tirer des bénéfices. Nos ne produisons pas encore de produits pour notre consommation personnelle. Ceci ne signifie pas que nous n’avons pas découvert qu’un bon usage des terres donne des retours économiques et donne du bonheur en retour. Nous le savons, ais nous ne nous risquons pas à l’usage productif de nos terres disponibles.

Il est vrai que dans le passé quelques formateurs se trompaient avec le dicton africain :« l’argent n’est pas un problème”. ‘entendant comme s’il voulait dire qu’il y avait des sources inépuisables d’argent ! à cette époque, nus africains n’avons pas réagi à cette forme d’esclavage, en raison de notre jeunesse certainement. Cependant, grâce à Dieu, à notre époque, il y a une conscience plus grande et en conséquence une nouvelle mentalité que développe COVIAM : « la stratégie des petits pas ». cette nouvelle mentalité parle nos convictions et notre détermination à marcher selon la taille de nos jambes. Si cette nouvelle mentalité n’avait pas vu le jour, il n’aurait pas été possible de commencer le programme de formation régional commun Enugu, au Nigéria. Il a débuté avec la seule contribution des membres de la COVIAM. Il est sûr que ce changement de mentalité et la détermination à faire par petites étapes ne présente pas un défi parce que quelques-uns ont exprimé leurs craintes face à sa faisabilité. Malgré cela, la COVIAM est décidée à accomplir ses nobles rêves par étapes.

Cette nouvelle façon de voir nous aide à porter des projets selon leurs étapes propres. Par exemple, là où l’éducation est une priorité absolue, a sagesse africaine dit : n’attend pas d’avoir construit un édifice de quatre étages pour commencer à éduquer, ais débute sous un grand arbre ou derrière un rideau avec les ressources locales disponibles. Dans a seconde phase sont entreprises des activités pour assurera continuité. Il y a eu la conviction dans l’efficacité de la méthode qui soutenait le début de la formation commune à Enugu, au Nigéria, en 2015. Nous avons conscience des critiques au sujet de son commencement et ses débuts et la façon d’envisager sin succès à venir. La COVIAM est convaincue que le programme de formation commune à Enugu peut conduire à une plus grande collaboration interprovinciale en Afrique particulièrement et dans la Congrégation toute entière.

Deux jeunes fiancés, sont portés par l’amour qu’ils ressentent au moment de leur mariage, ais se questionnent sur comment ils vont pouvoir se préserver durant leur vie, sont allés parler avec un sage de leur village : « maitre, ont-ils dit, que devons-nous faire pour préserver l’amour que nous avons ressentons maintenant ? ». Le maitre leur a répondu : « mes enfants, ayez une chose ou une personne que vous aimez de tout votre cœur en commun ». La COVIAM est finalement décidée à avoir l’occasion, par un projet commun, d’augmenter e nombre de confrères intéressés par une plus grande collaboration à l’avenir.

Je souhaiterai conclure en disant que la rencontre annuelle de la COVIAM au Tchad s’est déroulée dans une ambiance très fraternelle, alors que le climat n’était pas très bon: des températures autour de 40 à 44°C, c’est Moundou, au Tchad qui a été choisi comme place de la rencontre parce que la Mission du Tchad est soutenue par la COVIAM en collaboration avec la Curie Générale. Le 6 mai 2017, les membres de la COVIAM étaient attendus pour visiter Bebalem, la mission commencée en 2011. Malheureusement, les pluies torrentielles ce jour ont rendu impossible à cause des routes emplies de boue pour atteindre le lieu. Nous avons essayé mais avons dû rebrousser chemin mi-chemin. Naturellement, les confrères, les Fdlc, et es fidèles qui attendaient ont été très déçus. Nous avons été triste de ne pouvoir visiter la mission. Mais certaines situations n’ont pas de solutions, elles sont hors de notre contrôle. Nous sommes tous très reconnaissant pour les merveilleuses rencontres.

Tout fut très beau.

Zeracristos Yosief, cm

Assistant General

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