Une fois de plus, je fais appel à tous les membres de la Congrégation de la Mission, pour continuer à approfondir leur esprit missionnaire soit dans leur Province d’origine soit à l’étranger, en servant fidèlement Jésus Christ Evangélisateur des pauvres. L’appel lancé dans cette lettre s’adresse surtout à tous ceux qui, après avoir lu les besoins qui existent se sentent appelés, du plus profond de leur cœur, à répondre aux diverses pétitions.
Appel missionnaire
1er octobre 2008
Fête de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus,
Patronne des missions
À tous les membres de la Congrégation de la Mission
Chers confrères,
La Grâce et la Paix de notre Seigneur Jésus-Christ demeurent en vos cœurs maintenant et à jamais !
Saint Vincent un jour aux missionnaires :
« O Messieurs, quel bonheur ont ceux qui sentent en eux cette disposition et à qui Dieu fait de telles grâces que d’être prêts et disposés à aller dans les pays éloignés pour y employer leur vie pour Jésus-Christ ! Les histoires nous font mention de tant de martyres d’hommes qui se sont sacrifiés pour Dieu ; et si nous voyons que, dans les armées, tant de gens exposent leur vie pour un peu d’honneur, ou peut être dans l’espérance d’une petite récompense temporelle, à combien plus forte raisons nous autres devons-nous exposer nos vies pour porter l’Évangile de Jésus Christ aux pays les plus éloignés où sa divine Providence nous appelle ! »(SV XII, 50-51)
Une fois de plus, je fais appel à tous les membres de la Congrégation de la Mission, pour continuer à approfondir leur esprit missionnaire soit dans leur Province d’origine soit à l’étranger, en servant fidèlement Jésus Christ Evangélisateur des pauvres. L’appel lancé dans cette lettre s’adresse surtout à tous ceux qui, après avoir lu les besoins qui existent se sentent appelés, du plus profond de leur cœur, à répondre aux diverses pétitions.
Suivant le plan traditionnel, je voudrais commencer par nommer les confrères qui ont présenté une demande et qui ont été acceptés à rejoindre différentes missions depuis la lettre d’Appel Missionnaire de 2007. Je mentionnerai en même temps les lieux où le besoin de missionnaires continue à se faire sentir, ainsi que les nouvelles pétitions que nous avons reçues. Cette lettre comprendra donc trois parties : les Missions Internationales qui sont sous la responsabilité du Supérieur Général et son Conseil, les pétitions qui nous sont parvenues des Provinces de la Congrégation de la Mission, et d’autres nouvelles des missions.
LES MISSIONS INTERNATIONALES
1. La mission des îles Salomon, sous la responsabilité de la Curie Généralice, est bien soutenue par la Conférence des Visiteurs d’Asie Pacifique. Depuis notre lettre d’Appel Missionnaire de 2007, les confrères suivants ont été envoyés dans cette mission : Antonius Abimantrono d’Indonésie, Flaviano Caintic des Philippines et Joeli Nabogi de l’Australie, ainsi que Drago Ocvirk (Province de Slovénie), qui jusqu’ici y a prêté main-forte sur une base à temps partiel en deux occasions.
Dans un courrier récent reçu de Greg Walsh, Supérieur de la Mission Internationale des Iles Salomon, il disait que les confrères demandaient quelqu’un pour assurer l’ensemble de la pastorale de la Paroisse confiée à la Congrégation à Tenaru. Le P. Ivica Gregurec, actuellement en fonction dans cette paroisse, devra laisser ce service pour celui de la formation à temps plein. Et comme d’habitude, nous sommes toujours prêts à accueillir des professeurs sur une base à plein temps ou même à temps partiel. Ceci nécessiterait d’être coordonné avec le recteur du Séminaire ainsi qu’avec le Supérieur local. De plus, nous n’avons pas encore reçu de réponse pour une aide demandée par un des évêques des îles Salomon qui soutient beaucoup la Congrégation de la Mission et qui a même recommandé qu’un de ses candidats commence ses études chez nous. Il a aussi exprimé une certaine ouverture pour accueillir d’autres candidats qui pourraient se sentir appelés à un esprit missionnaire. Il est lui-même un Dominicain qui a ses racines à l’Université St John. Il aimerait bien avoir des membres provenant d’un institut religieux ou d’une société de vie apostolique comme la nôtre, puisque dans son diocèse actuellement il n’existe pas d’autres religieux que lui.
2. Papouasie-Nouvelle-Guinée. Depuis notre dernière lettre d’Appel pour la mission nous avons reçu deux réponses positives, mais malheureusement les deux futurs missionnaires attendent toujours leur visa de travail pour entrer en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ils font l’expérience des bureaucraties des gouvernements – comme cela nous est arrivé plusieurs fois en essayant de placer des missionnaires – qui aiment faire valoir leur puissance en interdisant l’entrée de bonnes choses dans leurs pays, telles que l’évangélisation et l’annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Comme vous le savez bien, nous avons commencé à accueillir des candidats dans la Congrégation de la Mission en Papouasie-Nouvelle-Guinée et nous avons mis en route une paroisse. Nous avons besoin de volontaires tant pour la formation au séminaire diocésain, c’est-à-dire des formateurs et des personnes qui seraient capables d’enseigner à l’institut où étudient des séminaristes et d’autres étudiants religieux, que pour la pastorale, c.à.d des personnes pouvant nous aider à étendre notre expérience d’évangélisation dans cette mission internationale. À la fin de cette année, le P. Tulio Cordero terminera son contrat et retournera à Porto Rico, sa Province d’origine. Comme pour les îles Salomon, la langue parlée est l’anglais et le pidgin.
3. El Alto, Bolivie. Actuellement nous avons quatre confrères à la Mission d’El Alto, Bolivie, notre troisième mission internationale. La mission est en restructuration dans le but d’améliorer la qualité du service des pauvres et l’expérience de communauté chez les confrères de cette mission. Les possibilités sont diverses et nous avons besoin de personnes capables de résister aux conditions difficiles par rapport à l’altitude et au climat, ainsi qu’à la langue, qui est l’Aymara en plus de l’espagnol.
MISSIONS PROVINCIALES
1. Province de Cuba. C’est une de nos plus petites Provinces, et où cependant les confrères travaillent avec grand enthousiasme. Récemment, au cours de ma visite canonique dans une Province d’Espagne, j’ai eu l’occasion de rencontrer un des Évêques de Cuba qui passait par là après sa visite ad limina à Rome. Il a lancé un appel urgent en vue d’avoir plus de missionnaires de la Congrégation de la Mission pour accompagner les trois autres qui sont déjà dans son Diocèse de Santiago de Cuba. Ils commencent une nouvelle expérience missionnaire, et pour permettre aux confrères de se sentir adéquatement soutenus, les uns par les autres, dans cette expérience très importante et délicate, il serait d’une extrême importance qu’il y ait d’autres missionnaires qui les rejoignent. Actuellement, il y a dix confrères à Cuba et aujourd’hui, après un long laps de temps, nous sommes ravis d’avoir ordonné récemment un natif Cubain. En attendant plus de vocations autochtones, nous avons besoin du soutien des confrères appartenant à d’autres Provinces.
2. Vice Province des saints Cyril et Méthode. Cette pétition figure encore sur la liste des besoins les plus importants. Récemment un des jeunes confrères Polonais qui a travaillé pendant de nombreuses années dans cette Vice Province a été transféré à Kazakhstan où la Province Polonaise a commencé une nouvelle mission. La langue véhiculaire parmi les confrères est le Russe.
3. Vice Province du Mozambique. Là, ils ont continuellement besoin de missionnaires, étant donné que la Vice Province a un confrère autochtone qui poursuit ses études pour mieux se préparer au service de la mission et de la formation des nôtres au Mozambique.
4. Province de Salamanque. Elle continue à demander de l’aide en personnel pour sa mission à Nacala, Mozambique, qui a accueilli un confrère Erythréen, Weldeghebriel Amine, depuis l’année dernière. Cette mission continue avec Eugenio López de la Province de Salamanque et de Maurice Pilloud de la Province de Toulouse. Il y a un vaste territoire de mission qui a toujours besoin d’ouvriers supplémentaires. La langue parlée, tout comme dans la Vice Province, est le portugais et la langue maternelle de la population.
5. Une nouvelle demande pour la mission m’est parvenue de la Province de Paris qui, à travers sa mission au Cameroun, a étendu son aide en Guinée Équatoriale. Récemment, ils m’ont envoyé un projet dans lequel ils espéraient que des confrères de la Congrégation internationale pourraient former une équipe, composée de quelqu’un du Cameroun aussi bien que de quelqu’un de la Congrégation internationale, pour répondre plus pleinement aux besoins du peuple de ce pays. Ils travailleraient conjointement avec les Filles de la Charité. En Guinée Équatoriale on parle l’espagnol. Les confrères du Cameroun, dont la langue est le français et un peu d’anglais, ont fait de grands efforts pour étudier cette langue sous la conduite du P. Claudio Ojeda qui était de la Province de Salamanque et qui a travaillé durant de nombreuses années au Cameroun, mais qui en même temps apportait son soutien à cette mission de la Guinée Équatoriale. Vous pouvez vous souvenir que le P. Claudio Ojeda fut l’une des victimes du récent accident aérien à Madrid. Il se rendait aux îles Canaries pour des vacances tant attendues. Qu’il intercède pour nous afin que le Seigneur inspire d’autres missionnaires de la Congrégation à continuer le travail qu’il avait commencé.
6. Une autre Province qui a continuellement besoin de missionnaires pour l’aider et la soutenir et qui est une des plus internationales de la Congrégation, est celle de la Province de Chine où nous avons des œuvres tant à Taïwan qu’en Chine Continentale. Beaucoup de Provinces d’Asie ont été assez réceptives à l’essai de faire des efforts pour l’évangélisation à Taïwan, particulièrement celles de l’Indonésie, des Philippines et du Vietnam. Depuis ma dernière lettre d’Appel Missionnaire, ou même plus récemment, j’ai lancé un appel à l’aide pour des activités temporaires en Chine Continentale, et j’ai reçu deux réponses positives. Actuellement il y a deux confrères, Francisco Cruz de la Province des Philippines, et Padraig Regan de la Province d’Irlande qui y sont sur une base temporaire au service des anglophones du lieu. Nous espérons qu’avec les récents jeux olympiques les conditions d’évangélisation en Chine continueront à s’améliorer.
7. Une demande standard de missionnaire pour nous aider à approfondir notre compréhension de la présence Musulmane toujours croissante, provient de la mission de st. Georg à Istanbul. La langue est le t
urc ; dans la communauté les langues véhiculaires sont l’anglais et l’allemand.
8. La mission d’Albanie est actuellement composée de membres provenant de diverses Provinces d’Italie, mais elle a toujours besoin de missionnaires venant d’ailleurs.
9. Le territoire missionnaire de Honduras est sous la responsabilité de la Province de Barcelone. La langue, bien sûr, est l’espagnol et le Moskitia. Depuis 2007, nous avons un confrère, Miguel Angel Renes, de la Province de Madrid, qui travaille à Pedro Sula Honduras, propageant avec enthousiasme la bonne nouvelle parmi le peuple en terre lointaine.
10. Dans une lettre récente, le Vice Visiteur de Costa Rica, P. Oscar Mata, exprime le besoin urgent d’un missionnaire qui consacrerait son temps à la mission indigène à Talamanca. Actuellement dans le secteur, il y a seulement un missionnaire responsable de tous les services pastoraux. Les langues sont l’espagnol et la langue maternelle du peuple de Talamanca.
D’AUTRES NOUVELLES PÉTITIONS
11. J’ai eu récemment une rencontre avec les évêques de la Conférence Épiscopale des Antilles. Comme je l’ai exprimé dans une demande précédente aux Provinces anglophones, ils ont besoin de formateurs pour leur séminaire à Trinidad, les Antilles, et des personnes ayant la capacité d’enseigner particulièrement la philosophie ou la liturgie sur une base à temps plein ou à temps partiel. La langue est l’anglais.
12. Une autre demande provient de l’Évêque de Cochabamba, Bolivie, où travaille une équipe de MISEVI d’Espagne. Il a demandé aux missionnaires d’aider à apporter leur soutien à cette équipe laïque de la Famille Vincentienne, ainsi qu’aux Filles de la Charité qui travaillent dans son Diocèse. Il existe de nombreux besoins pastoraux et l’Évêque est très enthousiaste de la possibilité que des missionnaires vincentiens pourraient rejoindre le reste de la Famille Vincentienne du lieu.
NOUVELLES DES MISSIONS
La Province du Nigeria continue à préparer des membres pour servir dans les diverses missions internationales. Elle prend sérieusement en compte la nécessité d’avoir des missionnaires disponibles pour répondre à des besoins en Afrique. L’Ethiopie également a apporté son soutien et continue de le faire au Mozambique et à la Province de l’Erythrée.
Quelques nouvelles de la mission du Supérieur Général lui-même : j’avais envisagé de faire du mois de juillet mon mois missionnaire. Je l’ai commencé par la rencontre de la jeunesse vincentienne à Bathurst qui a précédé les JMJ. Il y avait plus de 300 jeunes de la Famille Vincentienne, principalement de la Société de Saint Vincent de Paul, mais aussi de la Jeunesse Mariale Vincentienne, venant de 32 pays différents pour affermir et approfondir notre spiritualité et charisme avant de célébrer ce merveilleux événement trisannuel. J’ai été vraiment impressionné de l’ouverture d’esprit de ces jeunes pour arriver à se connaître, en brisant les barrières de la langue, de la culture et des frontières des pays qui séparent souvent les gens. Ils sont de vrais témoins d’harmonie et de paix dans le monde.
Après cette expérience, je me suis rendu aux îles Cook pour visiter une mission des Filles de la Charité implantée en 2005. Il y a actuellement quatre Filles de la Charité travaillant dans deux îles sur les quinze qui existent. Les Sœurs travaillent avec des personnes marginalisées, c’est-à-dire des personnes ayant des besoins spéciaux, ainsi qu’avec des prisonniers. C’est une partie très isolée du monde. J’ai été heureux de les accompagner pendant une semaine, visitant les pauvres des îles Rarotonga et Mauke.
Ensuite, je suis parti vers une des missions de la Province d’Indonésie, Kalimantan ouest, où huit confrères travaillent dans quatre missions différentes : une paroisse urbaine dans la ville capitale de Pontianak, un confrère est le recteur du petit séminaire, deux d’entre eux travaillent dans un centre de formation pour des laïcs, deux autres travaillent dans deux paroisses différentes longeant la rivière. L’une comporte 38 villages et l’autre 48 dont s’occupent les confrères et les membres de MISEVI d’Indonésie. Les Filles de la Charité travaillent également dans une de ces deux paroisses fluviales.
J’ai visité ces lieux de mission pour affirmer notre présence vincentienne parmi les pauvres qui autrement seraient pastoralement et spirituellement abandonnés. A partir de maintenant jusqu’à la fin de mon mandat de Supérieur Général je compte continuer à faire des expériences semblables au cours de mes visites à la Famille Vincentienne à travers le monde.
Je prie afin que Dieu inspire beaucoup de missionnaires à se donner de cette façon très particulière.
Votre frère en saint Vincent,

G. Gregory Gay, C.M.
Supérieur Général
Quelques informations et critères
POUR CEUX QUI ÉCRIVENT
1. Après une période de discernement sérieux, si vous vous sentez appelés à vous porter volontaire, merci de m’envoyer votre lettre ou votre courriel à Rome avant le 27 novembre 2008.
2. Il est certainement utile d’avoir une connaissance de la langue auparavant, mais ce n’est pas absolument nécessaire. Un temps d’étude linguistique et culturelle sera procuré aux missionnaires. Les modalités varient en fonction d’un lieu spécifique où le confrère est envoyé.
3. Même si nous avons décidé de ne pas établir une limite d’âge, il est certainement nécessaire que le candidat ait une bonne santé et une certaine souplesse pour l’inculturation.
4. Les confrères qui se portent volontaires pour la mission, doivent en informer leur Visiteur. Je dialoguerai aussi avec ce dernier sur la question.
5. Votre lettre doit comporter des données sur vous-même, votre expérience ministérielle, une information sur votre connaissance des langues et votre formation. Elle doit aussi exprimer vos intérêts particuliers, par exemple la mission où vous aimeriez être envoyé…
6. Même si vous avez déjà écrit par le passé, veuillez me contacter à nouveau. L’expérience a montré que des confrères qui ne sont pas disponibles aujourd’hui peuvent l’être demain.
7. Si vous ne pouvez vous offrir comme « don » pour la mission, vous pourriez peut-être envisager une contribution financière pour le Fonds de Solidarité Vincentienne.
FONDS DE SOLIDARITÉ VINCENTIENNE : pour faire une contribution
Contributions provinciales, locales et individuelles
1. Etablir les chèques à l’ordre de : « Congregazione della Missione » et écrire au dos « pour dépôt seulement ». Ils doivent être adressés à :
John Gouldrick, C.M.
Économe Général
Via dei Capasso, 30
00164 Roma
Italia
2 D’autres possibilités pour des virements bancaires peuvent être étudiées avec l’Économe Général.
De toute façon,
1. Un accusé de réception sera envoyé pour tous les dons reçus. Si après un laps de temps raisonnable vous ne l’avez pas reçu, veuillez nous contacter pour éclaircissement.
2. Si vous faites un virement bancaire comme mentionné ci-dessus, merci de nous en informer.