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Saint Justin de Jacobis missionnaire en Erythrée y Ethiopie et ses succès dans la fondation de l’Eglise Catholique

 

 

 

 

Saint Justin, une fois arrivé à Adua au centre nord de l’Éthiopie, commença immédiatement à étudier la langue et la culture de ce pays qu’il devait ré évangéliser. Deux mois après son arrivée à Adua, assisté par son maître le « Debtera Maticos », il prononça son premier discours dans la langue locale qui resta gravé dans le cœur de la première communauté rassemblée autour de lui.

Il disait, entre autre : « … La porte du cœur c’est la bouche, la clé du cœur c’est la parole… Quand je vous parle, je vous donne la clé de mon cœur… »[1]

Saint Justin, en prononçant ces paroles réussit à ouvrir le cœur des ses auditeurs qui étaient perplexes à se laisser convaincre par les paroles d’un « Ferengi », un missionnaire blanc. Comme écrit son biographe l’Abba Teklehaimanot Minore : « Un jour, pour avoir adressé quelques mots à un Éthiopien qui s’était arrêté à le regarder lire, il eut droit à cette réponse maligne… : ‘Eh Ferengí’ (de façon méprisante) ! C’est mieux se lier d’amitié avec un démon connu qu’avec un ange inconnu. »[2] Cette phrase, même si dite dans un sens méprisant, exprimait toute la conviction propre aux orthodoxes au sujet de leur foi religieuse. Saint Justin le comprit sans difficulté. Il pria le Seigneur pour qu’il lui suggère le moyen le plus apte à pénétrer le cœur de ceux qui lui paraissaient les plus irréductibles. Cependant, la Parole de Dieu, la plus efficace entre toutes, prononcée par l’homme juste, attendrit dans un bref délai la dureté de cœur de ceux qui semblaient les plus irréductibles.

Par la grâce de Dieu et le mérite des fatigues de l’Apôtre, l’espérance vers l’avenir poussa sur un tronc considéré sec et stérile. Son enseignant Debtera, expert en liturgie, dogmatique et morale, à la fin d’une réunion tenue par De Jacobis, extrêmement touché par les paroles et la dévotion de celui-ci, exclama : « Ce prêtre qui vient de parler mérite d’être notre père »[3].

Cette expression du Debtera semblerait plutôt étrange, mais on la pourrait comparer à celle de Jésus à ses disciples: « C’est impossible aux hommes, mais tout est possible à Dieu [4]». Humainement parlant, il était extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible de convaincre un pharisien endurci par ses convictions doctrinales. Mais, il n’est pas ainsi pour la Divine Providence. En changeant l’attitude de cet influent maître des chants (le Debtera), le Seigneur préparait sa vigne à donner du fruit, par l’action pastorale du Préfet Apostolique.

Arrivée du De Jacobis à Adua et sa première homélie

Saint Justin, une fois arrivé à Adua au centre nord de l’Éthiopie, commença immédiatement à étudier la langue et la culture de ce pays qu’il devait ré évangéliser. Deux mois après son arrivée à Adua, assisté par son maître le « Debtera Maticos », il prononça son premier discours dans la langue locale qui resta gravé dans le cœur de la première communauté rassemblée autour de lui.

Il disait, entre autre : « … La porte du cœur c’est la bouche, la clé du cœur c’est la parole… Quand je vous parle, je vous donne la clé de mon cœur… »[5]

Saint Justin, en prononçant ces paroles réussit à ouvrir le cœur des ses auditeurs qui étaient perplexes à se laisser convaincre par les paroles d’un « Ferengi », un missionnaire blanc. Comme écrit son biographe l’Abba Teklehaimanot Minore : « Un jour, pour avoir adressé quelques mots à un Éthiopien qui s’était arrêté à le regarder lire, il eut droit à cette réponse maligne… : ‘Eh Ferengí’ (de façon méprisante) ! C’est mieux se lier d’amitié avec un démon connu qu’avec un ange inconnu. »[6] Cette phrase, même si dite dans un sens méprisant, exprimait toute la conviction propre aux orthodoxes au sujet de leur foi religieuse. Saint Justin le comprit sans difficulté. Il pria le Seigneur pour qu’il lui suggère le moyen le plus apte à pénétrer le cœur de ceux qui lui paraissaient les plus irréductibles. Cependant, la Parole de Dieu, la plus efficace entre toutes, prononcée par l’homme juste, attendrit dans un bref délai la dureté de cœur de ceux qui semblaient les plus irréductibles.

Par la grâce de Dieu et le mérite des fatigues de l’Apôtre, l’espérance vers l’avenir poussa sur un tronc considéré sec et stérile. Son enseignant Debtera, expert en liturgie, dogmatique et morale, à la fin d’une réunion tenue par De Jacobis, extrêmement touché par les paroles et la dévotion de celui-ci, exclama : « Ce prêtre qui vient de parler mérite d’être notre père »[7].

Cette expression du Debtera semblerait plutôt étrange, mais on la pourrait comparer à celle de Jésus à ses disciples: « C’est impossible aux hommes, mais tout est possible à Dieu [8]». Humainement parlant, il était extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible de convaincre un pharisien endurci par ses convictions doctrinales. Mais, il n’est pas ainsi pour la Divine Providence. En changeant l’attitude de cet influent maître des chants (le Debtera), le Seigneur préparait sa vigne à donner du fruit, par l’action pastorale du Préfet Apostolique.

Par Iyob Ghebresellasie, C.M.

Province d’Erythrée

Article Publié dans Vincentiana 2000-06-08

[1] Diario di S. Giustino. Frascati, Roma, 1975, p. 79.

[2] Lucatelli-Betta L. L’Abuna Yacob-Mariam. Roma, 1975, p. 72.

[3] Ib. p. 75.

[4] Mt 19, 26.

[5] Diario di S. Giustino. Frascati, Roma, 1975, p. 79.

[6] Lucatelli-Betta L. L’Abuna Yacob-Mariam. Roma, 1975, p. 72.

[7] Ib. p. 75

[8] Mt 19,26

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